L’érosion fulgurante de l’État de droit qui en résulte là-bas a entrainé, entre autres conséquences, des menaces d’annexion de territoires, des déportations d’immigrant·es dans des camps de concentration, des menaces officielles contre des juges, le démantèlement en cours du ministère de l’Éducation, la criminalisation de l’avortement, la banalisation des violences faites aux femmes ainsi que de multiples violations des droits des personnes trans (expulsions de l’armée, confiscation du passeport, réduction ou retrait de l’accès aux soins d’affirmation de genre, effacement de leur mention sur des sites gouvernementaux, etc.).
En matière de pluralité des genres, nous assistons à ce même type de dérives, qui seraient pourtant rapidement résolues si on se référait aux consensus scientifiques actuels. Des politicien·nes et des figures publiques s’inventent des certitudes infondées et font des déclarations très médiatisées qui portent de grands coups aux communautés LGBTQIA2+. D’ailleurs, au Québec, les niveaux d’homophobie et de transphobie sont revenus à ceux d’il y a plus de 20 ans (GRIS, 2025)[1].
[1] Richard, G., A. Graindorge, A. Charbonneau, O. Vallerand et M. Houzeau. 2025. Augmentation des niveaux de malaise. Ce que les élèves du secondaire pensent de la diversité sexuelle, 2017-2024. Montréal, GRIS-Montréal. https://www.gris.ca/app/uploads/2025/01/GRIS_rapport-final_30jan2025.pdf