États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale : plus de 200 personnes déléguées repensent l’avenir

États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale : plus de 200 personnes déléguées repensent l’avenir

Le Collège Montmorency à Laval accueille, du 7 au 10 janvier 2026, plus de 200 délégué·es étudiant·es et enseignant·es à l’occasion des États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale. Cet événement exceptionnel réunit des acteurs centraux de l’enseignement supérieur ainsi que des spécialistes en éducation relative à l’environnement et en transition socioécologique.

« Le système d’éducation actuel ne prépare pas suffisamment les personnes étudiantes aux enjeux socioécologiques qui vont pourtant avoir des répercussions importantes dans leur vie personnelle et professionnelle. L’éducation est reconnue comme un levier majeur pour opérer la transition vers une société plus juste et respectueuse des limites planétaires. Ces États généraux offrent donc un espace de concertation à la croisée des disciplines et des générations pour définir comment l’enseignement supérieur pourrait et devrait soutenir cette transition », précise le comité organisateur de l’événement.

Un projet structurant pour l’enseignement supérieur

Les États généraux s’inscrivent dans le projet « Transformations en cours », qui trouve son origine dans les mobilisations étudiantes et enseignantes de 2019 pour une éducation à la hauteur des défis de la transition. L’événement de janvier s’appuie sur une vaste consultation menée de mars à octobre 2025 auprès des milieux collégiaux et universitaires. Cette démarche participative a permis d’identifier les besoins, les visions et les attentes des communautés éducatives face à la crise socioécologique. Plus de 80 % des personnes interrogées considèrent d’ailleurs que la formation au cégep et à l’université prépare insuffisamment les étudiant·es aux enjeux socioécologiques. Les États généraux visent à définir des orientations communes et un plan d’action pour transformer l’enseignement supérieur en favorisant la concertation entre les milieux étudiants et enseignants et en ouvrant des perspectives de mobilisation collective. Justice environnementale, mode de gouvernance, programmes et pratiques pédagogiques seront parmi les thèmes discutés.

Des conférencier·ères, panélistes et participant·es engagé·es

Parmi les personnes invitées, on compte des expert·es reconnu·es en éducation environnementale, des chercheur·ses, des enseignant·es et des étudiant·es impliqué·es dans la mobilisation pour la justice climatique. La soirée d’ouverture du mercredi 7 janvier à 17 h propose une conférence d’Albert Lalonde de la direction de la recherche pour le Future Generations Tribunal, personne plaignante au procès climatique et co-porte-parole du mouvement étudiant québécois pour la justice climatique entre 2019 et 2023. Aussi, Lylou Sehili, co-présidente de l’Aile jeunesse du Chantier de l’économie sociale et co-organisatrice des grèves climatiques de 2019 prononcera un discours.

Une démarche ouverte pour la suite du monde

À l’issue des États généraux, un comité de mise en œuvre assurera la coordination du plan d’action défini collectivement. Il comprendra notamment le développement d’une formation de perfectionnement et la création d’une communauté de pratique pour soutenir l’écologisation des enseignements.

Ce processus s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution du système éducatif face aux enjeux contemporains, en dialogue avec les syndicats enseignants, les associations étudiantes et les OBNL œuvrant au primaire et au secondaire.

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États généraux : un bilan plus que positif

Cet événement exceptionnel réunit des acteurs centraux de l’enseignement supérieur ainsi que des spécialistes en éducation relative à l’environnement et en transition socioécologique.

Les partenaires du projet

Coordonné par la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC), l’événement compte parmi ses partenaires La Coalition Éducation – Environnement – Écocitoyenneté, le Collège Montmorency, le collectif E3, la Fédération de l’enseignement collégial (FEC–CSQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), le Front commun pour la transition énergétique, le Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Montmorency (SEECM–CSN) et l’Union étudiante du Québec (UEQ).

Le projet est réalisé avec le soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre d’ActionClimat Québec, un programme coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable et qui découle du Plan pour une économie verte 2030.

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