La CSN et la FTQ demandent au ministère de l’Enseignement supérieur et à la direction du Collège LaSalle de s’entendre rapidement dans le litige qui les oppose afin d’assurer le maintien des emplois du collège et la poursuite du parcours académique de l’ensemble de ses étudiantes et étudiants.
Alors que la rentrée a été reportée par la direction, la survie du Collège LaSalle semble en péril après que Québec ait imposé des amendes de 30 millions de dollars au collège pour avoir dépassé le nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones inscrits en vertu de la réforme de la Charte de la langue française adoptée en 2022.
Selon l’institution, fondée en 1959, cette pénalité signifierait l’obligation de mettre la clé dans la porte. La réussite académique de 4500 étudiantes et étudiants est en jeu, tout comme les 700 emplois de l’établissement d’enseignement. Parmi ces emplois, plusieurs sont occupés par des membres de la Confédération des syndicats nationaux (FNEEQ–CSN, qui représente les 425 enseignantes et enseignants) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-SEPB).
« Il est temps que le ministère et la direction du collège règlent leur différend, affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il est déplorable qu’un tel imbroglio administratif menace aujourd’hui le parcours de milliers d’étudiantes et d’étudiants et autant d’emplois. Nous sommes convaincus que les parties peuvent s’entendre, tout en respectant les modifications apportées à la loi. »
Visiblement, tel que l’ont rapporté les médias, le ministère et la direction du collège ne s’entendent pas sur l’interprétation et l’application des nouvelles modalités prévues à la Charte de la langue française. Se conformer au nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones imposé par Québec, aurait forcé le Collège LaSalle à montrer la porte à des élèves qui ont déjà entamé leurs études, ce qu’a refusé de faire la direction.
« On sait que la direction du collège et Québec négocient actuellement. Pour le bien des étudiantes, des étudiants, des travailleuses et des travailleurs, il faut trouver un terrain d’entente. Ce n’est pas le temps d’adopter la ligne dure. En ce qui nous concerne, s’il faut aller au front pour défendre nos membres, nous le ferons », conclut, la présidente de la FTQ, Magali Picard.
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